"L'Institutrice" Film Israël/France

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Message  Guilaine le Ven 17 Oct - 9:43

« L’institutrice », Film Israël/France de Nadav Lapid

Nira, institutrice expérimentée, remarque dans sa classe de Maternelle le jeune Yoav, 5 ans, par les mots qu’il prononce, dans lesquels elle perçoit une certaine profondeur et un grand talent. Voici le 1er poème que l’on découvre :
« Hagar est assez belle,
« Assez pour moi,
« Assez pour moi,
« Une pluie d’or tombe sur sa maison,
« Véritable soleil de Dieu.

[Que pensez-vous de ce poème ? (moi, pas grand'chose) C'est un des poèmes que l'auteur lui-même avait composé lorsqu'il était petit.
Ce film est un peu autobiographique]

Comme Nira  fait partie d’un cercle de poésie, elle récite les poèmes de son petit élève sans en révéler l’auteur, et reçoit critique et compliment à la fois. Elle cherche en même temps à en savoir plus sur ses proches : maman partie en Amérique (mais que l’enfant croit morte),  père restaurateur, très terre à terre et toujours occupé, nounou  gentille mais qui se sert des poèmes de son petit protégé pour améliorer les mises en scène de ses castings, et  un oncle peut être l’inspirateur des talents de l’enfant.

Tout ceci est révélé au spectateur, en vrac, sans aucun fil conducteur,  et on cherche désespérément  où l’auteur veut en venir. Sauver l’enfant  d’un monde insensible et révéler la valeur de son talent ? Il y a pourtant beaucoup d’invraisemblances dans le film qui nous permettent de douter de cette histoire hors du commun. Certes Mozart était capable de composer de la musique à 5 ans, mais de là à relier les deux enfants : en effet on peut se demander  comment il peut  employer  des mots savants à cet âge ? Et comprendre des auteurs difficiles (Bialik) par une simple lecture de la part de la maîtresse puisqu’il ne sait pas encore lire ?
A cela se mêlent une histoire d’amour avec le père , une séance de déclamation de poèmes devant un public critique et vengeur, un kidnapping de l’enfant dans le but de le soustraire à la vulgarité du monde matérialiste, une obsession qui mène à un déséquilibre, et on se demande ce que tout cela veut dire ?
Peut-être sensibiliser sur la définition du mot « bonheur ».
Les dernières images montrant le petit dans les bras du policier, traversant une piscine surpeuplée où les gens se prélassent dans une musique qui hurle, nous questionnent sur l’avenir de Yoav ,qui échappe ainsi à la personne qui voulait elle-même le sauver.
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