Faut il avoir peur de l’islam?

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Message  PatrickB le Dim 10 Nov - 20:13

Faut-il avoir peur de l’Islam ?
La question est peut-être mal posée ? Faut-il avoir peur des religions ? Ou pourquoi avoir peur ?
La peur est inhérente à notre « humanité » (condition humaine) c’est un « garde-fou » cela nous permet d’éviter les accidents. Un jeune enfant n’a pas conscience du danger : on met une barrière dans l’escalier pour qu’il ne tombe pas. Donc la peur intervient avant la prise de conscience pour éviter le danger. C’est un mécanisme de survie : on fuit quelque chose que l’on ne comprend pas pour éviter de perdre la vie. Ce mécanisme s’est inscrit en nous car seuls les survivants ont pu le transmettre à leurs descendants (selon la théorie de Darwin). Sans peur on meurt, de même que sans douleur l’enfant continuerait de se bruler sur le feu.
La peur est liée à l’incertitude (l’absence de conscience) elle génère de l’angoisse comme l’enfant livré à ses cauchemars : pensées dont il ne sait si elles sont réelles ou pas (toujours cette notion liée à la conscience. Qui dit conscience dit compréhension donc mécanismes cognitifs et non instinctuels. La peur est intiment liée à l’angoisse principe instinctuel qui nous permet aussi de survivre : parce que nous sommes angoissés nous mettons en place des protocoles qui permettent d’éviter le danger : barrière dans les escaliers, mécanismes « anti incendie », assurances diverses contre les aléas de la vie, mais surtout mutualisation des moyens c’est à dire partage des tâches avec contrats liant les participants d’où la notion de communauté de moyens, de pensées, et de droits et devoirs qui nous protègent et nous évitent l’angoisse et la peur. L’angoisse c’est ce qui nous pousse vers l’avant, c’est un principe de vie.
 
    Quel rôle ont les religions dans tout cela ? Elles rassurent : face à nos angoisses liées à nos incertitudes (d’où je viens ? qu’est-ce que je fais ? où je finirai ?), elles répondent par un « package » à tout cela par une doctrine qui est un « code de vie », « une foi » en un dogme, en un « Créateur, Protecteur, Conservateur » qui répond aux trois questions précédentes de mon origine, de mode de vie, de ma finitude.
Peut-on vivre sans religion ? Oui si l’on accepte le « principe d’incertitude » c’est à dire que l’on ne peut pas répondre à toutes les questions. Cela était frustrant jusqu’à récemment puisque nous n’avions pas les connaissances nécessaires pour accepter ce fait.
Actuellement la science nous permet de comprendre que l’incertitude fait partie de la physique (quantique) et permet d’expliquer le monde (prise de conscience). Que ce principe d’incertitude est partie prenante de notre monde matériel donc cette explication scientifique apaise nos peurs et nos angoisses (plus besoin de Valium, Xanax, ou Prozac « paradis artificiel », ni de dogmes et religions, « paradis Divins ») et permet de vivre serein et en toute quiétude. L’incertitude n’est plus l’incertain mais des probabilités, un champ des possibles qui peut varier tout en étant réel (vérifiable mathématiquement) mais il est vrai difficilement compréhensible pour le moment avec notre équipement cognitif.
Reste que si on retire la religion « principe de vie communautaire » (et non plus comme « principe de réponses à mes angoisses personnelles » comment organiser une société (autre fonction de la religion)? Par un état de droit, de devoir et de règles régulièrement débattues au sein d’assemblées représentatives permettant à ces dernières (droits, devoirs, règles) d’être « raisonnables » c’est à dire compréhensibles par des processus cognitifs et non instinctuels et revisitées régulièrement.
Ainsi nous avons des communautés qui s’organisent en pays qui eux-mêmes s’organisent en échanges en évitant « les principes religieux » qui dans un état de droit reste du domaine du privé. Donc on peut vivre ensemble dans un pays sans pour autant avoir la même religion, voire même sans religion à condition d’être dans un état démocratique. Et pourquoi craindre une religion dont le seul moyen d’expression est la violence l’histoire nous montre qu’elles finissent toujours par perdre. (il est vrai qu’elles font quand même pas mal de dégâts à titre individuel quand elles s’intéressent à nous et qu’elles nous ôtent la vie). La vraie façon de lutter est de développer l’intelligence et les facultés cognitives. Les religions en tant qu’ « Etat » ne résistent pas à la connaissance.
Nous voyons donc il n’y a rien à craindre des autres (du point de vue personnel et religieux) tant que nous serons intelligents et que nous développerons la connaissance. Seule la recherche de la connaissance scientifique nous permet d’échapper à notre angoisse existentielle et à la peur. Il n’y pas d’autre alternative sinon le repli sur soi avec comme corollaire : les barrières, l’isolationnisme et l’histoire nous montre que c’est le déclin.
A l’aube des catastrophes annoncées il existe des solutions autres qu’instinctuelles. C’est le changement de paradigme : Fini l’exploitation des ressources fossiles génératrices de réchauffement, d’inégalité, d’enrichissement non partagé. Vive le développement d’énergies renouvelables non polluantes à grande valeur de partage et d’équité. C’est le monde de demain le « mythe fédérateur » : la « nouvelle religion » ? Oh mon Dieu !
Ah oui ! Quelle était la question ? Faut-il craindre l’Islam ?
En tant que religion privée, certainement pas. Tout du moins pas plus que le Catholicisme, le Protestantisme, le Judaïsme, le Bouddhisme, etc. Dans notre état laïque toute religion est affaire privée.
En tant que religion à vocation « étatique » : Certainement pas non plus.  Nous avons eu l’expérience d’une royauté de droit divin qui s’est mal terminée pour elle et plus tard une séparation de l’église et de l’état bien actée dans les mentalités. Seul si l’obscurantisme venait à frapper notre pays « héritier du siècle des lumières » il n’y a pas de danger tant que notre système permet à chacun d’accéder à l’enseignement et à développer ses facultés cognitives dans un cadre de liberté avec la possibilité pour chacun de tirer les « bénéfices » de cet enseignement.
Un « package religieux » ne peut se développer que si les aspirations des individus ne trouvent plus les réponses dans la réflexion par manque d’enseignement ou par un enseignement non libre « aiguillé » (d’où la volonté pour chaque « religion » de pouvoir créer des écoles sélectives où le « bourrage de crâne » de ces pauvres enfants peut conduire ceux-ci à l’intégrisme). Il importe donc à l’état de veiller à ce que chaque enfant puisse accéder à un enseignement de « libre pensée » et d’une qualité optimale pour que tout un chacun ait les mêmes chances de trouver une place en adéquation avec ses qualités (l’ascenseur social), et que des « zones de non-droit » ne puissent s’installer puisque notre société est basée sur un état de droit.
Bien sûr il y aura toujours des individus pour qui le terrorisme est le mode d’expression pour être reconnu il y en a toujours eu : action directe, la bande à bader, etc. Ce sont des êtres pour lesquels la violence trouve une justification dans un raisonnement idéologique déraisonnable. Il relève des services de police d’y mettre fin et sont sans lien avec le fait théologique en lui-même.
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