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Traurige Nachricht

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Message  Guilaine le Mer 25 Nov - 14:22

Guten Tag, Ich habe letztlich einen Artikel in Nord-Littoral über Yvon Guariglia gelesen..Traurige Nachricht B9725210
Er starb vor ein paar Tagen.
Er war Edelgards Mann, ein deutsches Polyglott Glied unseres Cafés, die starb vor einigen Jahren.Traurige Nachricht Captur10
Oft haben wir die beiden getroffen und es war immer eine Freude mit ihnen zu discutieren.
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Message  MurielB le Mer 25 Nov - 14:55

Danke Guilaine.Ich wusste nicht, dass  er gestorben  war. Hier ist ein Zeitungsartikel über sein Leben...Es tut mir sehr Leid
Nicolas Yvon Guariglia, que l’on appelle tantôt Nicolas, tantôt Yvon, s’est engagé à tout juste 18 ans : «  Ils m’ont fait passer le conseil de révision à l’âge de 17 ans. Il n’y avait plus d’hommes pour partir au combat. Ils étaient tous emprisonnés. En 1943, je suis parti à la guerre. Mais attention, je ne voulais pas m’engager dans l’armée de Pétain. J’étais dans les Forces françaises libres de De Gaulle. »
Ce vétéran de la Seconde Guerre mondiale a été convié aux cérémonies de commémoration à Paris. «  J’avais rendez-vous au Monument aux Morts. Je suis souvent sollicité mais que voulez-vous que j’aille faire là-bas ?  » L’octogénaire (à l’époque du récit, ndlr) préfère se remémorer le passé chez lui, dans l’intimité plutôt que dans une cérémonie en grande pompe. Il est rare qu’il se décide à partager un peu de sa mémoire car il l’avoue : «  Avec l’âge, c’est de plus en plus difficile de ressasser le passé, de remonter le temps. On oublie quelques détails et les souvenirs apparaissent sous forme de flashs. » Pourtant, aujourd’hui il avait envie de faire savoir qu’il y était, qu’il avait vécu ce débarquement, et qu’il en était un des derniers survivants.

C’était il y a 70 ans





« C’est très dur d’expliquer le débarquement et de faire ressentir aux autres ce que l’on a éprouvé. C’est très personnel.  »…
Après un petit moment, Nicolas Guariglia se laisse aller à quelques descriptions et se met à conter la guerre comme s’il y était : «  On est monté à bord des bateaux, ils piquaient de l’avant avec le poids du matériel. On a sûrement débarqué à Sainte-Maxime Saint-Tropez parce que contrairement aux autres plages de Méditerranée on peut marcher sur des kilomètres sablonneux en ayant pied. Arrivés près du rivage, on suit le mouvement. On a notre barda dans le dos, les deux mains en l’air soulevant le fusil pour qu’il ne soit pas mouillé. On a de l’eau jusqu’à la poitrine. Ça saute de partout, on évite les bombes, on avance, des copains se font déchiqueter mais on avance.  » Profond silence. L’instant est émouvant, l’effort considérable pour le vieil homme. Il revit le débarquement en y mêlant peut-être, malgré lui, d’autres souvenirs de combat. «  Ce n’était pas une guerre en dentelles. Surtout lorsque vous vous faites tirer dessus par d’autres Français, des collaborateurs.  » Le mot est lâché. « C’est aberrant tout ce qu’il s’est passé mais c’est comme ça. » Beaucoup d’images surviennent en même temps. «  Quand j’y repense, le Débarquement et la libération de Paris, à côté du reste, c’était de la rigolade. Hitler avait retiré presque toutes ses troupes de France pour les envoyer en Russie. De Saint-Tropez à la capitale, on a avancé comme dans du beurre. Plus aucun Allemand nulle part. Le pire c’était les résistants de la dernière heure et les représailles. Ils foutaient la pagaille à Paris. Ils tondaient toutes les femmes qui avaient fréquenté des Allemands. C’était moche, honteux. C’était un ramassis de bons à rien ! C’est malheureux.  »

Jeune, gonflé et agent secret






Ce Français, né à Alger, a ressorti tous ses précieux documents officiels qu’il garde bien au chaud dans une pochette. Ces trois ans d’engagement tiennent dans cette chemise : «  J’en ai bazardé et perdu beaucoup ! » Sur la table du salon il étale fièrement toutes ses photos, trésors de guerre. « C’était difficile de se photographier à l’époque. On le faisait entre nous. » L’un des plus beaux clichés est sans doute ce portrait d’un beau jeune homme au regard innocent, ce portrait de lui à 18 ans, juste avant de partir au front.
L’ancien soldat brandit également sa médaille de la France Libre, son certificat d’engagement, sa carte d’identité de la 2e Division Blindée du Général Leclerc : « Elle est valable à vie. Avec ça je passais partout et personne ne pouvait m’arrêter, personne n’avait le droit de me toucher. »
S’il se faufilait où il voulait avec son laissez-passer, c’est que Nicolas Yvon Guariglia avait intégré les services spéciaux, appelés aussi services secrets ou renseignements interalliés. «  Je travaillais pour les Américains, les Canadiens… Ma mission était de réunir des documents compromettants, que j’apportais jusqu’en Suisse. Vous savez, une guerre c’est un fouille-merde, une foire d’empoigne, j’ai appris des choses terribles.  » Sa serviette en a détenu des secrets d’État. Elle est toujours restée muette, tout comme Yvon. Il garde enfouies au fond de lui certaines confidences qui, dévoilées, feraient l’effet d’une bombe encore aujourd’hui. Le Calaisien s’est retrouvé très vite au service de renseignements parce qu’il n’avait peur de rien. « Pour s’engager, il fallait être gonflé. Quand on est jeune on ne voit pas le danger, on ne se rend compte de rien. Ils m’ont appelé aux services spéciaux parce qu’ils savaient que j’étais une tête brûlée ! »

Marié à une Allemande



Nicolas Yvon Guariglia a été démobilisé le 27 décembre 1945. Des souvenirs, il en a plein la tête, certains plus douloureux que d’autres, mais il y en a un qu’il ne s’est pas privé de ramener du combat, un souvenir de guerre qui lui est cher : son épouse, Edelgard. «  Heureusement qu’il y a eu la guerre, sinon je n’aurais pas rencontré ma femme ! Nous nous sommes mariés en 1946 au consulat de France, en Allemagne. »
Amoureux comme au premier jour, le couple s’est rencontré à Fribourg, pendant l’occupation. « J’ai connu mon mari grâce à un ami allemand qui était agent double. Il travaillait avec les Français. » À 88 ans, Edelgard se souvient du poids de cet amour, comme si c’était hier. «  Beaucoup d’Allemands m’ont tourné le dos parce que j’ai épousé un Français, un occupant. Et on a longtemps caché ma nationalité à l’entourage de mon mari. Quand j’entendais les Boches par-ci, les Boches par-là, je me disais qu’il était impossible de leur dire la vérité. Parfois lorsque certaines personnes décelaient mon accent, mon mari leur faisait croire que j’étais Alsacienne ! »
C’est quand ils sont arrivés à Calais que les Guariglia ont enfin dévoilé ce secret. « Je me souviens, lance Edelgard, la première fois que j’ai dit que j’étais Allemande, c’était à un professeur d’une de nos deux filles, puis je l’ai dit à une amie. Petit à petit tout le monde l’a su et c’est très bien passé.  »
Après avoir vécu en Allemagne, à Alger puis à Chamonix, ils ont rejoint le Nord. Yvon était coiffeur pour les plus grands salons parisiens, L’Oréal, Guerlain et Gervais sur les Champs Elysées. À Calais il a repris la gérance d’un salon de coiffure pour dames, rue Royale. C’est donc ça, cette coiffure impeccable et cette moustache si bien taillée ! À presque 90 ans, le couple est toujours très élégant. Foulard autour du cou pour Yvon et jolies boucles d’oreille pour Edelgard. L’intérieur de leur appartement aussi est raffiné et ils se plaisent à s’y rappeler cette époque en admirant des photos d’eux dans les années 50. « Elle était belle ma femme ! sourit celui qui appelle toujours Edelgard « chérie ». Vous savez, la guerre fait des ravages et détruit tout, mais après on recommence et on se reconstruit. »
C.P







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