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La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ?

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La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ? Empty La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ?

Message  PatrickB Mar 31 Mai - 11:01

La guerre en Ukraine est une calamité : Pour les belligérants, pour le territoire et les populations, siège du conflit, pour la mondialisation. Crise des énergies fossiles, crise alimentaire conséquence de la crise céréalière. Bien évidemment sans commune mesure avec les souffrances de la populations Ukrainienne  qui paye le prix fort pour la liberté de la planète, pour la pérennité de notre espèce. Une fois le conflit terminé notre dette sera immense vis à vis de ce pays et de son peuple, c'est un devoir de mémoire. Nous devons toujours nous souvenir où le facisme nous mène : la destruction d'un peuple, et toujours nous souvenir que ce peuple sacrifié nous a apporté : la démocratie n'est pas un système parfait de gouvernance mais c'est de loin le meilleur des moins pires...
Mais ce jour notre propos n'est pas là, mais de voir que ces crises énergétiques et alimentaires mettent en évidence le défaut essentiel de nos échanges : le profit et sa croissance. Une bonne transaction commerciale se fait sur un rapport gagnant-gagnant. Ce ne semble pas être le cas du paradigme : la mondialisation. Elle semble s'apparenter à donner une hégémonie d'une population sur une autre.
le "bon point" de cette prise de conscience liée au manque c'est que nous nous tournons premièrement vers des énergies alternatives aux énergies fossiles luttant ainsi contre le réchauffement climatique et deuxièmement par une réflexion sur la dépendance alimentaire que nous avons vis à vis des grosses "firmes" qui nous alimentent (devrais-je plutôt dire qui nous empoisonnent) avec la destruction de notre bien propre individuel notre santé. (Tout bénéfice : je leur donne le diabète, l'hypertension, l'athérosclérose, peut être la démence ? Et dans le même temps j'investis massivement le système de santé : la pharmaceutique, la médecine, les structures de soins. Tout va bien dans le meilleur des mondes : je les rends dociles, malades, dépendants et moi j'engrange les bénéfices).
Bon c'est vrai dit comme cela ça fait un peu "complotiste" mais ?
Nous sommes loin de notre propos initial qui voulait vous faire découvrir un "podcast" tout à fait passionnant sur la ré-appropriation des peuples de leur alimentation locale et les bienfaits sur leur santé et la planète je vous laisse le découvrir
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Podcast : les maux de notre système alimentaire, par Malek Batal
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La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ? Empty Re: La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ?

Message  megustalavida Mar 7 Juin - 14:27

Le "bon point" de cette prise de conscience liée au manque c'est que nous nous tournons premièrement vers des énergies alternatives aux énergies fossiles luttant ainsi contre le réchauffement climatique et deuxièmement par une réflexion sur la dépendance alimentaire que nous avons vis à vis des grosses "firmes" qui nous alimentent (devrais-je plutôt dire qui nous empoisonnent) avec la destruction de notre bien propre individuel notre santé. (Tout bénéfice : je leur donne le diabète, l'hypertension, l'athérosclérose, peut être la démence ? Et dans le même temps j'investis massivement le système de santé : la pharmaceutique, la médecine, les structures de soins. Tout va bien dans le meilleur des mondes : je les rends dociles, malades, dépendants et moi j'engrange les bénéfices).
Bon c'est vrai dit comme cela ça fait un peu "complotiste" mais ?


Le "bon point" de cette prise de conscience liée au manque c'est que nous nous tournons premièrement vers des énergies alternatives aux énergies fossiles luttant ainsi contre le réchauffement climatique Je ne suis pas certaine que les dites énergies alternatives soient un bien pour la planète, en effet en ce qui concerne les batteries des voitures électriques, les fabriquer, les recycler génère énormément de pollution, et les ressources qui permettent de les fabriquer ne seront pas éternelles elles non plus....  

dépendance alimentaire que nous avons vis à vis des grosses "firmes" qui nous alimentent (devrais-je plutôt dire qui nous empoisonnent) avec la destruction de notre bien propre individuel notre santé. Avec cela je suis d'accord à 100% !

Et dans le même temps j'investis massivement le système de santé : la pharmaceutique, la médecine, les structures de soins. Tout va bien dans le meilleur des mondes : je les rends dociles, malades, dépendants et moi j'engrange les bénéfices). Je ne pense pas que les gouvernements qui autorisent tout ce qui peut nous faire du mal au niveau de l'alimentation investissent grandement dans les structures de soins, au contraire, je pense qu'ils font tout pour les faire aller à leurs perte ! ils investissent oui dans les laboratoires mais pour vendre des médicaments hors de prix ou nuisibles, entraînant de multiples effets secondaires qu'ils traiteront avec d'autres médicaments, et le cercle ne s'arrêtera qu'avec le décès de ces pauvres gens intoxiqués par les produits qui rapportent gros aux laboratoires et aux états... Pauvre monde !

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La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ? Empty Re: La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ?

Message  MiKouteB Mar 7 Juin - 21:45

On ne peut pas être parfaits immédialement. Une conscience écologique est en train d'émerger mais il faut du temps et des étapes intermédiaires. La voiture électrique est perfectible et fera place à une voiture à hydrogène. À l'échappement, une voiture hydrogène ne rejette que de la vapeur d'eau. Elle est donc parfaite pour réduire la pollution. Ensuite ce sera les transports en commun. Pour la santé, nous pouvons nous soigner par des alicaments et n'avoir recours à la médecine allopathique ou médecine chinoise etc.  que lorsque c'est absolument nécessaire. Il faut aussi se méfier des gourous qui nous promettent une médecine naturelle extrêmement chère et inefficace. Cependant on est maitre de sa santé et c'est à nous de la prendre en main avec une bonne hygiène de vie. On a le droit de se soigner comme on le souhaite. Nous sommes entourés d'ombre et c'est à nous de faire éclater la lumière. Pour réduire tatalement la pollution il faut de toute façon être morts  Very Happy  


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La crise céréalière, après la crise des énergies fossiles : une chance pour l'humanité ? Empty Pourquoi le dialogue sera un geste écologique majeur du XXIe siècle

Message  MurielB Mar 7 Juin - 22:11

https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-le-dialogue-sera-un-geste-%C3%A9cologique-majeur-du-genaivre
Marion Genaivre a écrit: Nous le savons sans y croire (ou en espérant y échapper quand même "par miracle"), les décennies qui arrivent seront très éprouvantes. Car la crise écologique en cours ne sera que l'épicentre d'un immense séisme géo-politique et social. Face aux manques, aux bouleversements forcés des modes et des lieux de vie, les tensions entre nations se multiplieront, les fractures et violences internes s'aggraveront. Penser que nous sommes trop civilisés pour céder au chaos est, à mon sens, une erreur. Lorsque l'instinct de survie domine, lorsque plus rien ne retient nos peurs archaïques, les moeurs volent en éclat. Dans ce drame annoncé, une seule ressource indéfiniment renouvelable, peut dès à présent nous éviter le pire : le dialogue.

De l’écologie environnementale à l’écologie intégrale

Aujourd’hui le terme d’« écologie » s’entend principalement au sens des impacts de l’action humaine sur l’environnement naturel. Quand nous disons « écologie », nous pensons « nature », « climat », « biodiversité », et peut-être « développement durable ». Ce qui est bien, mais réducteur. Il n’est qu’à revisiter l’étymologie du mot pour s’en convaincre. Le terme est construit sur le grec οἶκος / oîkos (maison, habitat) et λόγος / logos (pensée/ parole/savoir). L’écologie est donc d’abord littéralement le savoir élaboré sur les différentes manières d’habiter le monde. A l’origine, il s'agissait d'un concept descriptif (le premier emploi du terme est attribué au biologiste Ernst Haeckel en 1866). Mais nous voilà un siècle plus tard avec une crise environnementale majeure. Le concept est devenu normatif, c’est-à-dire qu’il ne fait pas que décrire des conditions d’existence, il prescrit des relations qui respectent l’intégrité du vivant (dont nous sommes) et les équilibres dont il est fait.

Si l’écologie devait tenir en un seul message, il serait peut-être le suivant : tout se tient. C’est pourquoi prendre au sérieux la « question écologique », ce n’est pas seulement se préoccuper d’innover pour continuer de concevoir l’environnement comme un simple réservoir de ressources au service de notre mode de vie actuel. C’est nécessairement repenser la condition humaine et notre organisation sociale. L’écologie relève aussi bien de la technique que de l’ontologie et du politique. Ce que le philosophe Félix Guattari avait très bien compris, en identifiant « trois registres écologiques, celui de l’environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine »[1]. Autrement dit : l’état de la planète, l’état des relations humaines (nos manières de faire société) et l’état de nos psychismes et de nos intériorités.

Guattari écrit, de manière prophétique : « Il n’y aura de réponse véritable à la crise écologique qu’à l’échelle planétaire et qu’à la condition que s’opère une authentique révolution politique, sociale et culturelle réorientant les objectifs de la production des biens matériels et immatériels. Cette révolution ne devra donc pas concerner uniquement les rapports de forces visibles à grandes échelle mais également des domaines moléculaires de sensibilité, d’intelligence et de désir. »[2] Cette attention au versant de l’intériorité était déjà très présente chez les premiers penseurs de l’écologie américains. Aldo Leopold (1887-1948), l’un des pères de l’éthique environnementale nous dit ainsi : « Aucun changement éthique important ne s’est jamais produit sans un remaniement intime de nos loyautés, de nos affections, de nos centres d’intérêt et de nos convictions intellectuelles »[3].

Il faut donc comprendre que la version de l’écologie qui nous est proposée aujourd’hui n’est qu’une expression parmi d’autres du concept d’écologie. Une version que certains philosophes ne se privent pas de critiquer en la caractérisant de « gestionnaire » ou « superficielle » pour dénoncer le fait qu’elle vise à gérer nos externalités environnementales, à économiser nos ressources et à innover afin de prolonger notre mode de vie et non à le remettre en question. Une autre écologie, plus radicale, considère que la crise écologique renvoie à une crise plus générale, à la fois sociale, politique et existentielle.

C’est le parti pris de l’écologie intégrale. Le concept, qui s’est développé dans les années 1990 dans plusieurs contextes intellectuels, a été repris par la philosophe Charlotte Luyckx dans un travail passionnant mené sur les racines philosophiques de la crise écologique. Le terme intégral vient du latin integer , qui signifie « entier ». À contre-courant de la fragmentation des savoirs, nous devons aujourd’hui développer une lecture du monde holistique : ne pas traiter la question climatique sans inclure le bilan portant sur la biodiversité, ne pas traiter l’écologie sans la justice sociale, ne pas traiter les enjeux structurels sans leur dimension culturelle. Bref, considérer l’importance tant de l’écologie intérieure que de l’écologie extérieure.

Pour définir le concept d’écologie intégrale, Luyckx propose une analogie avec les strates géologiques. Ce modèle a l’avantage de nous faire visualiser l’articulation et la complémentarité entre les différentes dimensions de la crise, allant de la plus visible (la strate technique) à la plus profonde et ancienne (la strate spirituelle), en passant par les strates intermédiaires (économique, politique et philosophique). L'intérêt de ce modèle réside également dans le fait qu’il met en synergie plutôt qu’en concurrence les différentes interprétations de la crise écologique. Ses « vraies » causes ne sont pas à rechercher à un niveau plutôt qu’un autre. A chaque niveau peut se poser un diagnostic pertinent, mais toujours pris de manière rhizomatique avec les autres niveaux.

Le dialogue, un geste écologique

C’est dans la perspective d’une écologie intégrale que je propose de penser le dialogue comme un geste écologique. Un geste écologique est un geste qui permet de prendre soin des liens et des équilibres. Un geste qui respecte notre intégrité et celle du vivant. Comme art de la relation, le dialogue permet de maintenir la qualité de présence, le niveau de conscience, de disponibilité à l’autre, de « résonance » dirait Hartmut Rosa, nécessaires pour traverser les conflits que nous rencontrons (dans la sphère privée aussi bien que publique), et dont nous avons besoin pour éviter la violence généralisée[4]. Ces conflits deviendront plus nombreux et la violence généralisée nous guettera notamment du fait de bouleversements climatiques sans précédents (l’accueil des réfugiés climatiques sera un enjeu majeur pour les générations futures, tout comme le sera l’accès à l’eau, pour ne citer que ces défis…).

Dialoguer revient à faire en sorte qu’un entre-nous soit dit. Le dialogue et l’écologie ont en commun de nous rappeler que tout se joue littéralement entre nous, entre soi et l’Autre (que cet Autre soit un autre soi, un animal, un végétal, un fleuve, une montagne…). Dialoguer n’est pas penser à partir de - soi ou l’autre -, mais penser entre. Le dialogue génère des idées qui n’appartiennent ni à l’un ni à l’autre. Ce sont des idées sans auteur, ou plutôt des idées qui instituent leurs auteurs. Expérience relationnelle, le dialogue est aussi une expérience d’individuation. Ainsi reconnaît-on en partie un dialogue au fait que chacun est par endroits révélé à lui-même. L’ego n’est pas comme un sentier étroit où un seul peut marcher de front. Il n’y a de soi (de moi) que de détour par l’autre.

Cet autre qui n’est pas une chose, mais qu’un mur d’insensibilité nous fait souvent oublier. Matérialisme, accélération, peurs… génèrent une aliénation qui nous fait tout instrumentaliser (parfois jusqu’à nous-même). Le temps du dialogue suspend, voire déconstruit, ce rapport angoissé au monde, car dialoguer suppose d’apprendre à se relier à sa propre intériorité, à connaître sa violence, pour se relier à l’autre et au monde en étant à la pointe de son humanité.

Parce qu’il invite à se connaître, le dialogue est une manière de prendre soin du lien à soi-même. Parce qu’il invite à entendre l’autre, il est une manière de prendre soin du lien social. Au fur et à mesure qu’il s’installe, ce soin de la relation à soi et à l’autre redéfinit aussi incidemment notre lien avec cet autre Autre qu’est la nature. Ainsi est-ce au sens où il nous dispose à prendre soin de nos relations et à nous relier à la dignité de la vie que le dialogue peut être conçu comme un geste écologique. Chaque fois que nous dialoguons, partout où nous le faisons, nous restaurons une qualité de relation qui bénéficie à notre subjectivité, à la société et à l’environnement. En toute cohérence les dialogues philosophiques que j’anime devraient donc être renommés dialogues écosophiques. Et pour assumer leur vocation écologique, c’est ainsi, je crois, que je les appellerai dorénavant.


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